Positionnement et trafic : not provided

Suite au beau succès "social" de mon dernier billet sur les points positifs du (not provided) j'ai eu l'occasion de lire, encore, pas mal de littérature sur le sujet. Non, je ne reviendrai pas sur ce que j'ai déjà dit, à savoir l'ingéniosité que cette nouvelle pourrait induire dans notre rapport à la production de contenus ; des textes de qualité ! Mon propos se placera cette fois au niveau d'un écueil lu et relu, principalement sur les blogs de référenceurs du dimanche, ou chez les aficionados de la discipline qui relayent sans réfléchir.

Référencer à l'aveugle ?

Beaucoup semblent en effet confondre le positionnement avec le trafic. Un peu comme si, avant le déploiement du HTTPS, les gens cherchaient à évoluer dans leur référencement en regardant leurs statistiques, et jamais leur position dans les pages de résultats, les fameuses serps dont on parle moins souvent. C'est pourtant un indicateur clé, et il est toujours bien disponible, là, devant nos yeux. Nous ne sommes donc pas encore aveuglés, et l'algorithme de la roulette ne fait pas partie du programme.

Pour savoir si votre netlinking est bien rodé et que vous évoluez dans le bon sens, il vous faut avoir défini des mots clés en amont, puis les auditer à l'aide d'un puissant outil. Je vous le donne en mille : l'index de Google, accessible depuis le moteur de recherche ! Parler de brouillard total et d'évolution à l'aveugle est dès lors complétement absurde. En effet, Google Analytics ne permet plus de valider vos choix. Avoir une stratégie orientée vers le visiteur, sa manière de parler et surtout de définir le produit devient primordiale. Il devient plus difficile de l'espionner ; j'ai déjà évoqué aussi pourquoi cela n'était pas une tactique viable. En insistant sur une manière de penser quelque chose, on exclut de fait les autres portes d'entrée possible. Cela ne devrait pas être le but du référenceur : le maximum de canaux de diffusion possibles, voilà l'objectif !

Explications : positionnement

Pour mes clients, petite mise au point pratique. Ce que l'on appelle le positionnement est la place qu'occupe votre lien dans un lot de résultats. La première page de résultats sur Google peut contenir de 6 à 10 résultats naturels, rarement moins. Le tout premier site en dessous des publicités (liens sponsorisés) est tout simplement le leader du secteur, celui qui récoltera le plus de visites car il est en pôle position.

Pour suivre de manière évolutive les progressions des sites dans les classements, il existe des logiciels ou applications qui "tournent les pages" de résultats à votre place, jusqu'à trouver l'url que vous avez configurée. Un logiciel gratuit de ce type pour les utilisateurs Windows : SEO Soft permet ainsi d'auditer un grand nombre de sites sur une palette illimitée de mots clé. L'idée derrière cette pratique est d'accentuer les efforts selon les courbes de progression, négatives ou positives, de chaque expression suivie. Si votre requête phare perd des places dans le classement, il est temps de mettre en place des actions de linking autour de cette thématique, d'améliorer le contenu, de prendre les dispositions les plus pertinentes pour valoriser la page la plus apte à répondre à cette demande précise.

L'imagination au pouvoir !

Le travail du référenceur prend donc une nouvelle orientation : se concentrer sur les résultats qui sont le fruit d'une vraie politique éditoriale, avec des choix sémantiques imaginés dans le contexte de l'offre réelle.

Si vous avez un blog avec suffisamment d'articles mis en ligne, vous avez probablement observé que beaucoup des "mots clés" qui étaient observables dans les outils de statistiques répondaient à des combinaisons farfelues. Il suffit qu'un commentateur un peu inspiré vienne parler de poivrons rouges sur votre billet à propos des community managers pour que vous obteniez une bonne place sur la requête "poivrons managers" ou "managers rouges". L'algorithme est bien entendu plus subtil que cela, cependant l'observation de ce type de combinaisons tordues a été réellement fréquente. Des compilations de ces "recherches insolites" ont d'ailleurs été publiées avec malice. Tenir compte de ces statistiques "à la lettre" ne répond pas aux attentes des internautes, mais de certains internautes seulement.

Les statistiques ont beaucoup d'autres données précieuses à nous apporter, comme par exemple, à minima, le volume global. L'augmentation ou la baisse de trafic est un indice utile, simple à appréhender. On peut affiner selon les pages cibles, et on peut même découvrir, avec une joie délicieuse, qu'il existe d'autres sources de trafic possibles. Les referers (liens entrants) comme les autres sites par exemple, ceux des blogueurs, des médias, des réseaux sociaux ; bref : les gens qui auront aimé votre site pour ce qu'il offre en tant que prise de risque. Bien se positionner en search finalement, cela consiste à savoir bien se positionner dans les mots.

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